Le Canada à l'origine de la révolution du sans fil de Nokia
Nokia, une entreprise qui a un don remarquable pour se réinventer, est une fois de plus en phase de transition. Cette société, qui a fabriqué et vendu plus d'un milliard de téléphones cellulaires, est maintenant déterminée à devenir la principale entreprise de prestation de services Internet du monde. Pour concrétiser cette vision, elle continue d'accroître ses activités au Canada.
La révolution du sans fil de Nokia au Canada
Étant donné le succès qu'elle connaît au Canada, il n'est pas surprenant que Nokia y réalise une grande partie de ses activités de recherche et de développement. En fait, l'entreprise dépense plus d'argent dans les services de R-D au Canada que dans tout autre pays, à l'exception de la Finlande et des États Unis.
« Les relations entre Nokia et le Canada existent de longue date. C'est au Canada que l'entreprise a ouvert son premier bureau de vente à l'extérieur de la Finlande, à l'époque oú elle fabriquait des bottes et du matériel de sécurité », a raconté M. Brad Lowe, directeur de la recherche et du développement à l'unité de production de Nokia, à Burnaby, une banlieue de Vancouver.
L'entreprise a implanté sa filiale Nokia Canada dans les années 1970. En 1995, Nokia et l'Université de Sherbrooke (Québec) se sont associées pour mettre au point le codec vocal EFR, qui marquait un progrès important en ce qui a trait à la qualité sonore des téléphones mobiles.
« Le Canada innove depuis longtemps dans le domaine des communications. Cela s'explique sans doute en partie par la nature du pays. Compte tenu de l'immensité de son territoire et de la dispersion de sa population, le Canada a besoin de moyens fiables et efficaces pour communiquer. Ce pays est un important promoteur de nouvelles technologies comme en font foi Nortel, Anik satellites, le BlackBerry de Research in Motion et Flickr », a expliqué M. Lowe.
En plus de l'acquisition récente de la société montréalaise OZ, Nokia possède des installations à Ottawa, Toronto et Burnaby. Le bureau de Burnaby se concentre dans la mise au point de la nouvelle génération de dispositifs et de services sans fil.
Bon nombre des employés de l'unité de production de Burnaby ont déjà travaillé à Vienna Systems, une société spécialisée dans la téléphonie sur Internet, acquise par Nokia en 1998.
Le secteur florissant des TI à Vancouver
« Le travail accompli à l'unité de production de Burnaby est essentiel et permettra à Nokia de réaliser avec succès sa transition vers la prestation des services Internet », a ajouté M. Lowe.
Burnaby est un choix naturel pour Nokia pour plusieurs raisons :
« D'abord et avant tout, cette région possède un large bassin de travailleurs au talent exceptionnel. Electronic Arts, l'un des plus vastes studios de jeux vidéo du monde, n'est qu'une des nombreuses entreprises établies dans la région. Plusieurs universités et collèges offrant un enseignement de grande qualité, notamment l'Université de la Colombie-Britannique, l'Université de Victoria et l'Université Simon Fraser, tiennent à s'associer à notre entreprise pour former la prochaine génération de programmeurs et d'ingénieurs », a-t-il indiqué.
La réputation internationale de Vancouver comme étant une ville cosmopolite sûre et prospère contribue également à stimuler la croissance dans le secteur des TI. La qualité de vie exceptionnelle de la région ainsi que les politiques canadiennes d'immigration accueillantes permettent à des sociétés telles que Nokia de recruter plus facilement des travailleurs talentueux à l'étranger et de les conserver. Les crédits d'impôt accordés par le Canada pour les activités de R-D et autres incitatifs publics rendent la région encore plus attrayante.
« Il ne fait aucun doute que la vallée du Bas-Fraser de la Colombie Britannique comprend des organismes menant des recherches de plus en plus avancées. Nokia est fière d'en faire partie et le bure au de Burnaby nous aidera à inaugurer une nouvelle époque dans les communications mobiles », a-t-il précisé.
L'évolution remarquable de Nokia
Nokia a fait ses premiers pas dans les années 1800 comme une chaîne d'usines de pâte à papier dans le sud de la Finlande. L'entreprise s'est ensuite lancée dans les industries chimiques et du caoutchouc et, dans les années 1970, dans la fabrication de bottes et de matériel de sécurité pour les marchés du monde entier. À cette époque, l'entreprise a commencé à se rendre compte du potentiel que recelait une technologie émergente : les communications mobiles. En 1981, Nokia a contribué à l'établissement du premier réseau cellulaire international, le service nordique de téléphone mobile scandinave. L'entreprise a vite fait de se concentrer presque exclusivement sur les télécommunications et est devenue, en 1998, le plus grand fabriquant de téléphones mobiles du monde. Au moment oú Nokia vendait son milliardième cellulaire en 2005, la transition de l'entreprise vers la prestation de services Internet était déjà bien amorcée.
En tant que chef de file dans le secteur des communications mobiles, Nokia continue d'être le moteur de la convergence des réseaux Internet et sans fil. La société fabrique une vaste gamme d'appareils mobiles et offre égale- ment des services et des logiciels qui permettent aux utilisateurs d'accéder rapidement à maintes fonctions : courriel, musique, jeux et applications d'entreprises.
« Le marché pour les appareilsz mobiles à la fine pointe ne peut que continuer de croître. Les consommateurs continuent de demander davantage de fonctions pour leurs appareils sans fil. Le terme téléphone mobile est appelé à disparaître étant donné que les utilisateurs s'attendent à ce que leurs appa-reils mobiles soient beaucoup plus qu'un simple téléphone. Aujourd'hui, les personnes utilisent ces appareils pour leur travail, pour écouter de la musique, pour accéder à Internet, pour envoyer et recevoir des messages, pour jouer à des jeux, pour prendre des photos… sans compter toutes les autres fonctions qui viendront bientôt s'ajouter à cette liste », a conclu M. Lowe.
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Préparé par la Direction générale de l'investissement au Canada, printemps 2009
