Investir au Canada - PRODUITS CHIMIQUES INDUSTRIELS
SECTEUR CANADIEN DES PRODUITS CHIMIQUES INDUSTRIELS
INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS RÉALISÉS AU CANADA
- Établie au Minnesota, la société 3M Company a investi, en 2007, plus de 28 millions de dollars en Ontario afin d’étendre ses activités de production.
- En 2007, la société allemande LANXESS a investi 100 millions de dollars américains pour étendre ses activités de fabrication en Ontario et accroître sa capacité de production de butylcaoutchouc.
- La société norvégienne Renewable Energy Corporation a annoncé, en 2008, la construction d’une usine de 1,2 milliard de dollars au Québec afin de produire du silicium polycristallin.
- En 2007, la société anglo-allemande Royal Dutch Shell a élargi, en Alberta, ses activités de fabrication d’une valeur de plusieurs milliards de dollars.
PRINCIPALES MULTINATIONALES INVESTISSANT AU CANADA
- BASF AG
- E.I. DuPont de Nemours and Company
- ExxonMobil
- Hexion
- Ineos
- LANXESS
- Shell Chemicals
- The Dow Chemical Company
PRINCIPALES ENTREPRISES CANADIENNES
- Agrium Inc.
- ERCO Worldwide
- Methanex Corporation
- NOVA Chemicals Corporation
- Petro-Canada
- Raymor Industries Inc.
Le chiffre d’affaires annuel de l’industrie chimique mondiale atteint environ 2,1 billions de dollars américains. On estime que cette industrie emploie plus de 7 millions de personnes sur la planète. La part de l’Amérique du Nord est de 525 milliards de dollars américains par année, soit près de 25 % du total mondial.
Au sein de l’industrie manufacturière canadienne, l’industrie chimique arrive au troisième rang en ce qui a trait aux exportations. Au cours des dix dernières années, celles-ci ont plus que doublé pour atteindre 32 milliards de dollars en 2008 [Note 1]. Au cours de la même période, les exportations de produits chimiques industriels ont crû à raison de 6,2 % par année, pour s’établir à 18,4 milliards de dollars en 2008. Neuf des dix plus importants fabricants mondiaux de produits chimiques ont des usines au Canada.
Le sous-secteur des produits chimiques industriels regroupe 590 entreprises et emploie plus de 18 400 personnes au Canada. Les dépenses en recherche et développement (R-D) engagées par le Canada dans ce secteur ont atteint 197 millions de dollars en 2007.
Capacité concurrentielle
L’industrie canadienne de la pétrochimie et des résines constitue un segment majeur : en 2008, son chiffre d’affaires s’est élevé à 20,5 milliards de dollars et ses exportations, à 13,4 milliards. Cette industrie regroupe 350 entreprises manufacturières. Les abondantes réserves de gaz naturel du Canada permettent à ces entreprises de disposer rapidement de matières premières à des prix compétitifs et de produire de l’éthylène et ses dérivés à faible coût. Le Canada réalise de substantielles économies d’échelle grâce à ses usines d’extraction vastes et efficaces, à ses unités modernes de craquage de l’éthylène et à des usines de dérivés qui sont parmi les plus grandes au monde. La mise en valeur des réserves gazières dans le Nord et l’utilisation de matériels produits par suite du raffinement du bitume des sables pétrolifères pourraient constituer de nouvelles sources pour la fabrication de produits chimiques et de résines.
Produits chimiques inorganiques. Les abondantes ressources naturelles du Canada et ses possibilités d’approvisionnement en énergie auprès de vastes sources fiables et peu coûteuses, qui sont essentielles à la production de nombreuses substances chimiques inorganiques, en font un pays privilégié dans ce segment.
La production des agents chimiques organiques fait de plus en plus appel aux biotechnologies. Un certain nombre de ces produits disponibles sur le marché sont issus de la biomasse, comme le maïs, le soja ou le blé. Au fur et à mesure que les technologies qui reposent sur l’utilisation des déchets biologiques gagnent en fiabilité, le Canada est de mieux en mieux placé pour devenir un acteur de premier plan dans ce domaine, compte tenu de ses ressources provenant de ses vastes industries agricole et forestière.
Protection de l’environnement. Au Canada, les industriels, les gouvernements et les organismes non gouvernementaux ont l’habitude de collaborer de manière à obtenir les résultats voulus en matière d’environnement ou de santé, tout en tenant compte de la nécessité pour l’industrie de demeurer compétitive sur la scène internationale. Les mesures volontaires prises par les entreprises ont prouvé qu’elles pouvaient atteindre les résultats souhaités. Par exemple, c’est de leur propre initiative que les membres de l’Association canadienne des fabricants de produits chimiques ont réduit et déclaré leurs émissions au cours des quinze dernières années. Pendant cette période, l’industrie a affiché une forte diminution de nombreuses formes de pollution de l’air, du sol et de l’eau.
Au sein de l’industrie manufacturière canadienne, l’industrie chimique se classe au troisième rang en ce qui a trait aux exportations. Au cours de la dernière décennie, les exportations canadiennes de produits chimiques ont plus que doublé, leur valeur atteignant 32 milliards de dollars en 2008.
Sauf indication contraire, les valeurs monétaires sont exprimées en dollars canadiens.
PRINCIPAUX PÔLES D’ACTIVITÉS CANADIENS
Ontario
L’Ontario est la région du Canada qui fabrique le plus de produits chimiques. Elle constitue le principal parc de raffineries de pétrole du pays, le cœur de son industrie des matières plastiques et le foyer de sept des plus grandes entreprises du secteur des produits chimiques. Le chiffre d’affaires de cette industrie ontarienne a atteint 21,4 milliards de dollars en 2007, dont près de 10 milliards en produits issus du pétrole et autres produits industriels.
Au Canada, c’est à Sarnia qu’on trouve la plus forte concentration d’entreprises de l’ichimique, d’entreprises manufacturières connexes et de centres de R-D. La région es d’infrastructures bien établies pour la fabrication de produits pétrochimiques : vastes ca pour le stockage souterrain du sel, raffineries de pétrole à proximité, accès aux matières premières comme les dérivés liquides du gaz naturel, terminal pétrolier pour les livraisons à l’étranger, excellents réseaux de transport et accès aisé aux réserves de brut et de liquides dérivés. Parmi les entreprises disposant d’unités de production à Sarnia, citons Dow Chemical Canada, la Compagnie Pétrolière Impériale, INVISTA, NOVA Chemicals et Shell Canada.
À Toronto se trouvent divers fabricants de produits chimiques (lubrifiants, peintures, gaz médicaux, détergents à lessive, adhésifs, etc.). Centre commercial et financier florissant, Toronto héberge également le siège social canadien de chefs de file de l’industrie comme Bayer, BASF, DuPont Canada et Unilever.
Alberta
L’Alberta est la plus importante zone de production du secteur canadien de la pétrochimie; on y emploie plus de 7 700 personnes et on y trouve deux des plus grandes usines pétrochimiques au monde. Le secteur albertain des produits chimiques industriels, qui comprend les dérivés du pétrole, a réalisé en 2007 un chiffre d’affaires de 10,7 milliards de dollars, et les exportations se sont élevées à 6,2 milliards de dollars.
Les quatre principaux segments de l’industrie chimique albertaine sont les produits pétrochimiques, les engrais, les substances chimiques inorganiques et les produits spéciaux ou de laboratoire. L’industrie pétrochimique continue de croître; année après année, sa capacité de production d’éthylène, de polyéthylène, d’éthylèneglycol et d’alcènes linéaires augmente considérablement.
Le gouvernement provincial, en étroite collaboration avec l’industrie, cherche à accroître la valeur de ses réserves de sables bitumineux en leur adjoignant des installations de raffinage des produits pétroliers et pétrochimiques, afin de répondre à la demande croissante du continent nord-américain et du reste du monde. Avec la mise sur pied d’un complexe intégré de valorisation des matières premières, de raffinage et de fabrication de produits pétrochimiques dans la région d’Edmonton, l’Alberta s’apprête à devenir l’une des zones de production les plus vastes et les plus compétitives au sein de l’industrie chimique mondiale.
Québec
Montréal est le cœur de l’industrie chimique québécoise, et ses entreprises alimentent le marché grand public en produits très divers : adhésifs, textiles, peintures, produits d’entretien et de nettoyage, composants électroniques et produits de beauté.
Montréal peut s’enorgueillir d’être un pôle d’activités pétrochimiques intégré comprenant raffineries, terminal pétrolier maritime et accès direct aux vastes marchés du Canada et des régions de l’est et du centre des États-Unis. Ces dernières années, le Grand Montréal a su attirer bon nombre de nouveaux investissements qui sont venus s’ajouter à la chaîne de valeur des hydrocarbures aromatiques.
La plupart des établissements de l’industrie sont situés près des entreprises de raffinage, avec lesquelles ils échangent régulièrement des produits et des matières premières. La diversité des sources d’énergie disponibles au Québec a un effet stabilisateur sur les prix, ce qui donne un avantage indéniable au secteur québécois. En 2007, la province a livré pour 9,5 milliards de dollars de produits chimiques, la part du segment des dérivés du pétrole et des autres produits chimiques industriels atteignant 4,2 milliards de dollars.
Nouveau-Brunswick
La raffinerie de pétrole la plus vaste et la plus moderne du Canada se trouve à Saint John; elle produit certains des carburants et des combustibles les plus propres d’Amérique du Nord. De grands projets atteignant la valeur impressionnante de 20 milliards de dollars sont en cours ou à l’étude au Nouveau-Brunswick. Il est question notamment d’un nouveau terminal de gaz naturel liquéfié et du pipeline associé, de la rénovation complète de la centrale de Pointe Lepreau exploitée par Énergie NB, d’une nouvelle mine de potasse à Sussex ainsi que de la construction éventuelle d’une deuxième raffinerie de pétrole et d’une deuxième centrale nucléaire. Ces nouveaux projets contribuent à créer dans la province les conditions idéales pour attirer les investisseurs du secteur des produits chimiques industriels.
Nouvelle-Écosse
L’industrie chimique de la Nouvelle-Écosse s’approvisionne en main-d’œuvre auprès des 25 000 travailleurs associés au secteur des sciences naturelles et appliquées. Keltic Petrochemicals envisage actuellement d’y construire un nouveau complexe pétrochimique de classe mondiale d’une valeur de 4,5 milliards de dollars, qui comprendrait des unités de production d’éthylène, de polyéthylène, de propylène et de polypropylène. Les entreprises affiliées à Keltic étudient également la possibilité d’établir à proximité une centrale de cogénération et un terminal où aboutirait le gaz naturel liquéfié.
ÉTUDE COMPARATIVE DES PÔLES D’INVESTISSEMENT
MÉTHODOLOGIE
L’étude cherche à évaluer la compétitivité de divers pôles d’activités canadiens par rapport à celle de pôles concurrents à l’étranger. Adoptant le point de vue de l’investisseur, l’étude se sert d’un projet type – en l’occurrence, la fabrication du polypropylène (voir le profil du projet type à la page 5) – pour examiner les critères auxquels font appel les entrepreneurs au moment de choisir la destination éventuelle de leurs investissements à l’étranger.
L’analyse comparative a été menée par IBM-Plant Location International (IBM-PLI), un cabinet de services-conseils de grande renommée, spécialisé dans la sélection de lieux. IBM-PLI a effectué une comparaison objective des coûts et des critères de qualité rattachés à l’implantation dans divers marchés, adoptant une approche semblable à celle qu’emploient les investisseurs lorsqu’ils évaluent les mérites respectifs de divers projets d’investissement. L’étude se sert d’un éventail de 250 à 300 indicateurs financiers et qualitatifs dans l’analyse de chacun des sous-secteurs de l’industrie considérée.
Pour quantifier les éléments de qualité rattachés à chacun des marchés envisagés, IBM-PLI a recueilli auprès de diverses sources des données relatives aux différents sous-facteurs regroupés dans les catégories qui figurent dans le tableau sur le contexte opérationnel (page 5). Les données retenues pour l’analyse qualitative ont été converties en scores quantitatifs comparables (variant de 0 à 10) pour chaque catégorie et chaque sous-facteur au moyen d’une méthode pondérée. Un coefficient de pondération a été attribué à chaque catégorie et à chaque sous-facteur de localisation afin d’établir l’importance relative accordée à chacun d’entre eux lors du choix de la destination de l’investissement. Ces coefficients, qui varient d’un sous-secteur à l’autre, sont établis en fonction de l’expérience acquise par IBM-PLI dans le cadre de projets visant à aider ses clients à prendre des décisions d’investissement stratégiques.
Une analyse financière de haut niveau a également été effectuée afin de prendre en compte, pour chaque profil de projet représentatif, les principaux coûts d’exploitation propres aux divers emplacements considérés. Les flux de trésorerie projetés ont été calculés et actualisés sur une période de 10 ans en tenant compte des taux d’inflation projetés, afin de déterminer leur valeur actualisée nette et d’évaluer la rentabilité du projet dans chacun des endroits considérés.
analyse comparative des coûts et des aspects qualitatifs rattachés à divers marchés d’investissement
PROFIL D’UN PROJET TYPE
DESCRIPTION GÉNÉRALE DES ACTIVITÉS
Fabrication de polypropylène
FACTEURS CLÉS
- Présence d’une base industrielle
- Fiabilité de l’alimentation électrique
- La fluidité du réseau routier
- Proximité des marchés clés
- Présence de main-d’œuvre qualifiée dans le domaine de l’industrie pétrochimique
- Présence d’une population étudiante en matière de pétrochimie
ANALYSE DES COÛTS D’EXPLOITATION HYPOTHÈSES POUR L’ANALYSE DES COÛTS
MAIN-D’ŒUVRE
(EFFECTIFS = 125)
Opérateurs qualifiés : 87
Techniciens de laboratoire : 8
Ingénieurs : 8
Gestion et a dministration : 22
PARC DE MACHINES
200 000 000 $CA
VENTES
100 000 000 $CA
IMMOBILIER
Site : 12 acres (4,86 ha)
Bâtiment : 200 000 pieds carrés (18 580 m2)
CONSOMMATION
Électricité : 2 150 000 kWh par mois
Gaz : 283 000 m3 par mois
CONTEXTE OPÉRATIONNEL
| CONTEXTE COMMERCIAL » 5 %* |
|
|---|---|
| POSSIBILITÉS LOCALES DE RECRUTEMENT DE TRAVAILLEURS QUALIFIÉS » 20 %* |
|
| DENSITÉ DE L’INDUSTRIE, PRÉSENCE D’UN PÔLE D’ACTIVITÉS » 30 %* |
|
| SOUPLESSE DE LA MAIN-D’ŒUVRE ET DES RÈGLEMENTS » 5 %* |
|
| INFRASTRUCTURES ET COMMUNICATIONS » 30 %* |
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| IMMOBILIER » 5 %* |
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| CADRE DE VIE » 5 %* |
|
*Coefficient de pondération attribué à la catégorie considérée. Les éléments compris dans chaque catégorie sont énumérés par ordre d’importance.
LA PROPOSITION DE VALEUR DU CANADA
Au Canada se trouvent de grands pôles d’activités industriels bien établis se caractérisant, pour les entreprises, par des conditions très favorables sur le plan qualitatif, des coûts d’exploitation attrayants et des niveaux de rentabilité élevés. Des pôles émergents plus modestes offrent également de très intéressantes possibilités d’investissement.
Un meilleur rendement de vos investissements
D’après l’étude comparative d’IBM-PLI, les villes canadiennes ont, sur le plan des coûts, un net avantage sur leurs consœurs américaines. Parmi celles où se trouvent de grands pôles industriels bien établis, Montréal et Edmonton offrent le meilleur niveau de rentabilité. Même si les pôles d’activités de Saint John, de Sarnia, d’Halifax et de Toronto arrivent en second, ils restent plus attrayants que n’importe quel pôle comparable des États-Unis. La supériorité du Canada au chapitre des coûts est liée en partie à ses coûts de main-d’œuvre moins élevés, à son faible taux d’imposition des sociétés et à ses coûts de services publics.
*Sauf indication contraire, les graphiques illustrent les cotes d’évaluation établies par IBM-PLI.
Des pôles vigoureux dotés d’une mine d’expertise
Sur le plan géographique et logistique, le Canada offre de grands avantages aux investisseurs étrangers, surtout si l’on pense au puissant réseau d’entreprises manufacturières sur lequel s’appuie son industrie chimique. Grandes ou moyennes, les villes canadiennes séduisent par leur contexte opérationnel, en raison notamment de leur taille et de la concentration des ressources spécialisées dont a besoin ce secteur. L’évaluation qualitative fait apparaître que les deux plus grandes villes du Canada, Toronto et Montréal, ainsi qu’Edmonton, se classent parmi les cinq premières des villes nord- américaines à l’étude. Quant à Halifax et à Sarnia, elles figurent parmi les dix premières.
*Sauf indication contraire, les graphiques illustrent les cotes d’évaluation établies par IBM-PLI.
LA PROPOSITION DE VALEUR DU CANADA
D’excellents débouchés
La proximité des marchés est un facteur décisif pour un fabricant de produits chimiques industriels qui souhaite investir ou étendre ses activités. Dans son étude comparative, IBM-PLI a évalué le nombre de grossistes ou de détaillants de produits pétroliers présents à proximité des installations types, ainsi que le nombre d’entreprises appartenant à un secteur pouvant constituer un marché. Parmi les dix premières villes étudiées en Amérique du Nord, cinq sont canadiennes.
Constituant un réseau d’entreprises manufacturières très diversifié au sein duquel chaque industrie tire d’importants avantages de la présence de ses vis-à-vis, le secteur canadien des produits chimiques industriels approvisionne en matières premières essentielles un large éventail d’autres secteurs, dont les secteurs de l’aérospatiale et de l’automobile.
*Sauf indication contraire, les graphiques illustrent les cotes d’évaluation établies par IBM-PLI.
Un tissu industriel particulièrement dense
Le secteur canadien des produits chimiques industriels approvisionne les entreprises manufacturières connexes et s’appuie sur elles. Citons par exemple, l’industrie des matières plastiques, d’une valeur de 19,7 milliards de dollars et qui comprend près de 2 700 entreprises, dont plusieurs PME, ainsi que de nombreuses sociétés nationales ou multinationales situées notamment en Ontario et au Québec.
La proximité des États-Unis explique également la taille de l’industrie chimique canadienne. Signataire de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), le Canada est la principale porte d’entrée vers l’énorme marché américain où s’écoulent 80 % de ses produits chimiques industriels ou destinés aux consommateurs, ainsi que 90 % de ses matières plastiques.
**Calculs d’IBM-PLI reposant sur les données 2007-2008 de Watson Wyatt et sur les données 2008 de l’Economic Research Institute (ERI).
Une main-d’œuvre qualifiée et motivée
Le Canada se caractérise par une main-d’œuvre exceptionnellement qualifiée, talentueuse et diversifiée. Le Canada occupe le premier rang mondial pour ce qui des études supérieures, et le troisième, pour l’enseignement secondaire, loin devant ses partenaires de l’ALENA, à savoir les États-Unis (26e place) et le Mexique (53e place) [Note 2].
D’après l’étude d’IBM-PLI, le secteur des produits chimiques industriels dispose, dans la plupart des villes canadiennes à l’étude, d’un important réservoir de talents. En chiffres absolus, Toronto et Montréal se classent très honorablement, grâce notamment à leurs vastes effectifs de travailleurs expérimentés et à leurs populations étudiantes spécialisées. Pôle d’activités bien établi, Edmonton possède aussi une main-d’œuvre importante et compétente. Quant à Sarnia, elle se range parmi les villes nord-américaines les mieux placées si l’on considère la concentration en travailleurs de l’industrie chimique.
*Sauf indication contraire, les graphiques illustrent les cotes d’évaluation établies par IBM-PLI.
Des coûts de main-d’œuvre avantageux
Les coûts de main-d’œuvre pour les salariés du secteur canadien des produits chimiques industriels soutiennent avantageusement la comparaison avec ceux des autres pays des économies développées. Les six villes canadiennes prises en considération par IBM-PLI se classent à ce chapitre parmi les plus attrayantes en Amérique du Nord. Dans ce groupe, les provinces de l’Atlantique figurent bonnes premières, avec Halifax et Saint John.
Le Canada tire notamment cette supériorité du coût moins élevé des avantages sociaux offerts aux travailleurs par rapport à ce qu’il en coûte aux États-Unis. En effet, au Canada, l’assurance médicale est assumée en grande partie par l’État et non par l’employeur, ce qui permet aux entreprises de réaliser d’importantes économies.
**Calculs d’IBM-PLI reposant sur les données 2007-2008 de Watson Wyatt et sur les données 2008 de l’Economic Research Institute (ERI).
Disponibilité de vastes sites industriels
Les disponibilités en terrains se prêtant à l’établissement d’usines de traitement et de fabrication de produits chimiques s’avèrent un sérieux atout pour toutes les villes canadiennes à l’étude, par rapport à celles du reste de l’Amérique du Nord. Au Canada, le prix des terrains et les coûts de construction sont également attrayants; Saint John, Halifax et Sarnia sont, à ce titre, certaines des villes nord-américaines les moins coûteuses pour un investisseur.
*Sauf indication contraire, les graphiques illustrent les cotes d’évaluation établies par IBM-PLI.
Un cadre propice pour les affaires
Grâce à son économie vigoureuse et dynamique, à ses faibles taux d’imposition des sociétés, au soutien de ses administrations locales et de ses organismes de développement, à ses procédures d’obtention de permis d’exploitation commerciale, à sa réglementation sur la confidentialité et la protection de l’information ainsi qu’à ses politiques de protection des droits de propriété intellectuelle, le Canada a favorisé l’émergence d’un milieu économique qui permet aux entreprises d’investir avec profit et de prospérer.
Au cours des dix dernières années, le Canada est le pays du G7 qui a affiché la plus forte augmentation du PIB. Grâce en outre à son secteur bancaire qui est le plus robuste au monde [Note 3], le Canada constitue une plateforme stable et solide offrant aux investisseurs d’extraordinaires possibilités de croissance, en toute quiétude. En fait, toutes les villes canadiennes évaluées ont obtenu d’excellentes cotes, si l’on en croit les études qu’IMD, l’Economist Intelligence Unit et le Forum économique mondial ont menées jusqu’ici. Halifax se distingue notamment en raison de l’appui de son réseau local de développement économique.
*Sauf indication contraire, les graphiques illustrent les cotes d’évaluation établies par IBM-PLI.
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ISBN : 978-1-100-91676-7
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Bibliographie
- Statistique Canada 2008. (retourner au paragraphe source)
- Statistique Canada 2008. (retourner au paragraphe source)
- World Economic Forum Global Competitiveness Report 2008-2009, octobre 2008. (retourner au paragraphe source)
